En quoi ce document (texte ci-dessous) illustre-t-il les problématiques des mémoires de la guerre d’Algérie ?

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Où en est-on ?

Par décret du 15 février 2006, publié au Journal officiel du 16 février, le deuxième alinéa de l’article 4 de cette loi a été abrogé.

Saisi le 26 janvier 2006 par le Premier ministre, le Conseil constitutionnel, par une décision du 31 janvier 2006, avait déclaré que les dispositions de l’article 4 ne relevaient pas de la loi, mais étaient du domaine réglementaire. Cet article stipulait : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ».
La loi a été promulguée le 23 février 2005 et publiée au Journal officiel du 24 février 2005.
Le texte définitif avait été adopté le 10 février 2005, l’Assemblée nationale ayant adopté, dans les mêmes termes, le texte voté en première lecture par le Sénat le 16 décembre 2004.

Fresques INA

Rassemblement politique à Saint-Laurent-du-Var en hommage à l’oeuvre colonisatrice des Français d’Outre-Mer

À l’appel d’élus des Alpes-Maritimes et d’associations de rapatriés d’Afrique du Nord, un rassemblement a eu devant la mairie de Saint-Laurent-du-Var pour rendre hommage à l’oeuvre colonisatrice des Français d’Outre-Mer. Comme l’explique le député Lionel Lucca, organisateur de la manifestation, il s’agit de protester contre la décision du président de la République de revenir sur l’article de la loi du 23 février 2005 promouvant le caractère positif de la colonisation. Il n’aurait, d’après lui, entendu que « les plus agités », dont certains auraient « combattu contre la France ». Michèle Tabarot, autre député des Alpes-Maritimes, refuse un traité avec l’Algérie qui obligerait l’histoire de France à s’aligner sur sa version. Les gros des manifestants ont été mobilisés par les associations de rapatriés. Les interviewés expriment leur incompréhension. Certains arborent des insignes de l’OAS. Lionel Lucca espère que son initiative fera école.

PS: Dans l’histoire de l’association des Clionautes, cette mise en ligne d’une étude de documents consacrés aux mémoires de la guerre d’Algérie a une saveur particulière. Elle rappelle le combat que nous avions mené contre l’alinéa 2, de l’article quatre, de la loi de février 2005. Dans l’opposition que nous avions manifestée à cette instrumentalisation mémorielle, une partie significative de l’association des Clionautes d’alors, avait entamé cette mutation, aujourd’hui terminée, d’un groupe pionnier de l’utilisation du numérique, en association disciplinaire à part entière.
La poursuite de l’instrumentalisation de l’histoire de la guerre d’Algérie n’est malheureusement pas terminée, comme certains événements récents à Béziers semblent le confirmer. L’association des Clionautes, contre les captations mémorielles, continue cette réflexion.