Une séance qui prend en compte les questions de l’accaparement des terres et celle des habitudes alimentaires à propos du film: «Je mange donc je suis.»

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Selon le rapport annuel de la FAO publié le 27 mai 2015, le nombre de personnes touchées par la faim a baissé de 21,4% en 25 ans. Pour la première fois depuis que ces statistiques existent, moins de 800 millions de personnes sont sous-alimentées. Si à l’échelle mondiale, la faim recule, elle augmente en Afrique subsaharienne.
795 millions d’êtres humains souffrent toujours de la faim, soit 13% de la population mondiale. Le continent le plus touché en proportion est l’Afrique avec 20% des Africains sous-alimentés. Ce taux monte même à 23,2% pour l’Afrique subsaharienne.

1) Une population mondiale globalement mieux nourrie

La Terre est passée de 1,7 milliard d’hommes en 1900 à 6,7 milliards aujourd’hui, mais les besoins alimentaires sont très différents selon les pays. Les pays riches ont achevé leur transition démographique donc leurs besoins alimentaires stagnent. En revanche les pays pauvres connaissent l’explosion démographique et leurs exigences alimentaires sont immenses. La situation en Asie et en Amérique est moins catastrophique qu’en Afrique et, quand il y a des famines, elles résultent de conflits politiques ou de crises économiques.

« Les perspectives économiques et la croissance démographique expliquent une compétition sur les terres cultivables : des firmes internationales ou des États achètent des milliers d’hectares à l’étranger ».
« Compétition » sur les terres, la formulation n’est pas neutre, elle relève d’un registre qui suppose une capacité des acteurs concernés à connaître et accepter les modalités de cette compétition. Elle suppose aussi que l’objet même de la « compétition » puisse être acceptable. La géographie radicale, tout comme les ONG engagées dans la défense de l’agriculture familiale, choisiront davantage la formulation tranchante d’ « accaparement des terres ».

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