On trouvera dans l’accès réservé de ce site un schéma explicatif détaillé des implications des différentes déclarations, comptes-rendus d’auditions, et autres, sur la discipline.
Comme historiens, particulièrement soucieux de la précision des textes dont nous disposons comme sources, nous préférons attendre la sortie officielle du rapport, avec des propositions précises.
Toutefois, un schéma prévisionnel a été élaboré, mais il ne repose que sur la synthèse minutieuse d’informations qui peuvent être contradictoires, et ne saurait donc constituer une prise de position officielle de l’association de spécialistes, les Clionautes.


Ce mercredi 24 janvier la commission Mathiot devrait remettre son rapport, et on devrait en savoir un petit peu plus sur le profil du nouveau baccalauréat, dont on peut imaginer qu’il sera sans doute déterminant dans la réforme du lycée.
Pour ce qui nous concerne, comme association professionnelle, nous avons fait le choix de ne pas nous répandre de façon publique en conjectures, mais d’attendre véritablement le point de vue officielle, assumé par le processus de décision politique.

Beaucoup trop de rumeurs, d’affirmations distillées par le filtre d’entretiens à la presse, voire par certains corps, ont été diffusées, pour que l’on puisse véritablement s’y retrouver.
Notre propos n’est pas de faire un procès d’intention a priori, mais bien de savoir quelles vont être les implications des changements qui seront introduits dans le champ disciplinaire qui est le nôtre.
Ces implications s’inscrivent dans deux domaines :

  • – la place de l’histoire et de la géographie, comme discipline scientifique et de formation, ce qui nous paraît essentiel dans le contexte actuel marqué par la montée de l’irrationalité, des théories complotistes, et autres situations de tension qui supposent que l’on intervienne dans la cité au sens premier du terme.
  • – L’organisation des services d’enseignement, à partir de couples disciplinaires pour les majeures, qui auraient comme implication des charges de travail renforcé sans aucune compensation prévue.
  • Pour ce qui concerne les couples de majeures, en tenant compte de la réalité de l’offre de formation dans l’enseignement supérieur, certaines absences de propositions, en l’état actuel des informations dont nous disposons, nous paraissent étonnantes. Elles concernent bien évidemment nos disciplines qui seraient associées aux sciences économiques et sociales seulement. Il nous paraît très pertinent de développer un binôme « Lettres–Histoire–géographie », avec une association en mineure avec les arts, ou de proposer un binôme « langues –Histoire–géographie », ce qui aurait une cohérence en termes d’études des civilisations.

L’esprit du développement d’une forme de « propédeutique », pour reprendre un mécanisme ancien ne serait pas forcément à rejeter, dès lors qu’il ne se ferait pas sur la base d’un appauvrissement des contenus, mais bien au contraire de leur renforcement, ce qui semble être le souhait des promoteurs de ce baccalauréat « plus musclé ».
En l’état actuel des choses, les Clionautes s’inscrivent dans une démarche de propositions, sans a priori de principe, ce qui ne relèverait pas de leur objet, en étant lucides et vigilants sur les implications que cela pourrait avoir sur l’organisation des services, et sur les contenus disciplinaires que les professeurs d’histoire-géographie auraient à transmettre.

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