Thème 2 : GERER LES RESSOURCES TERRESTRES

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    Afin de préserver le peu d’eau qu’il reste dans l’État de Californie (côte ouest des États-Unis), chaque habitant est amené à faire des efforts. Même les militaires de la base navale de San Diego ont récemment vu leur pelouse verte remplacée par un revêtement synthétique peu gourmand en eau.
    Le 29 mai dernier, le Metropolitan Water District of Southern California (grand fournisseur d’eau potable dans le sud de la Californie) a adopté le plus important programme de suppression des pelouses et de conservation de l’eau depuis 10 ans. Son objectif ? Préserver le peu d’or bleu que contiennent encore les réservoirs de l’État américain.
    Quant aux foyers, ils sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir d’eau courante. À l’image de Maria Jimenez qui déclarait fin juin à l’AFP: “On essaie de vivre normalement”.
    La famille de cette femme s’ajoute à une liste croissante de foyers, la plupart à bas revenus, qui n’ont plus d’accès direct à l’eau dans la région agricole. Surnommé « le verger de l’Amérique », le centre de la Californie est victime d’une sécheresse extrême qui sévit depuis quatre ans.
    Alors pour lutter contre la sécheresse, Maria et son mari ont trouvé toutes sortes d’idées. Par exemple, ils mangent dans des assiettes et des verres en plastique pour économiser un peu d’eau, s’accommodant des piles de déchets et des coûts supplémentaires.
    Pour prendre leur douche, ils versent de l’eau en bouteille dans une benne, puis un tuyau fixé sur une pompe fait grimper l’eau en haut de leur toit et est relié au pommeau de leur douche…. Mais ils tentent aussi souvent que possible d’aller faire leur toilette chez des proches.
    Avant que le puits qui approvisionnait leur maison ne s’assèche, ils ne pouvaient déjà plus en boire l’eau, polluée par les pesticides des champs avoisinants. Maintenant, ils n’ont plus d’eau du tout et la situation pourrait durer encore longtemps.
    Un véritable cauchemar
    C’est un paradoxe : « nous vivons sans eau dans un pays riche », déplore sa voisine Laura Garcia. Née au Mexique, elle se souvient que quand elle était petite et vivait dans un petit village près de Gualdalajara, elle devait parfois porter de l’eau sur plus d’un kilomètre jusqu’à chez elle. Aujourd’hui, même le plus petit bourg de son pays natal a l’eau courante, assure-t-elle. Elle n’a ainsi pas osé raconter à sa famille au Mexique ce qui se passe chez elle: « Ils me diraient mais reviens, qu’est-ce que tu fais là! ».

Huffingtonpost, 29/06/2015.

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