Cours de seconde avec comme objectif méthodologique un travail autour du contexte et de l’analyse

Eduscol :
La notion de modernité apparaît incontournable pour comprendre la pensée et l’action des hommes de la Renaissance. Déclinée à l’échelle de l’individu, elle conduit à mettre en évidence le paradoxe qu’elle recèle aux XVe et XVIe siècles : celui d’une époque où la conscience du progrès humain cohabite avec le désir d’un retour passéiste à un âge du Beau et du Bon.
Le dynamisme culturel indéniable de la période se caractérise par un intérêt renouvelé pour l’homme, son rapport à Dieu et son action sur le monde. En usant du pluriel, le programme invite à aborder la pensée et les sociétés de la Renaissance à travers une série de figures, qui, dans leurs activités spécifiques, contribuent à les caractériser : le réformateur, l’éditeur-humaniste, l’artiste.

  • La réflexion sur l’homme contribue à son évolution et à celle des sociétés
  • Une étude obligatoire : un réformateur et son rôle dans l’essor du protestantisme.
    Il s’agit dans cette étude de mettre en évidence les points suivants :
  • Le caractère avant tout spirituel de la Réforme. Il est nécessaire de situer l’étude dans le climat religieux de l’époque : jusqu’aux années 1530, les interrogations spirituelles sont mouvantes et « les renaissances religieuses » ne sauraient se limiter à la Réforme. Celle-ci participe d’un état d’esprit qui se caractérise par un élan de pédagogie chrétienne et de retour aux sources d’une Église originelle dans un contexte de contestation de l’Église de Rome. Ce qui importe, c’est la transformation morale que provoque la foi : les pratiques n’en sont qu’une expression qui n’est condamnable que si elle devient première. Nombreux sont ceux venus à la Réforme par l’Humanisme. La question essentielle demeure celle du salut dans la continuité des interrogations et des contestations du Moyen Age. Le bouleversement de la chrétienté qui résulte de la division religieuse et institutionnelle provoquée par une succession d’évènements. Ainsi, la diffusion des 95 thèses de Luther engendre la polémique puis la rupture avec Rome mais le conflit ne prend de l’ampleur que parce qu’il fait écho à des rapports à Dieu différents, ouvre la voie à l’autonomie de l’individu et affirme sa responsabilité dans le monde. En s’opposant à la conception hiérarchique de l’Église, la Réforme oblige celle-ci à se réformer elle-même, favorisant une nouvelle dynamique catholique qui pérennise la rupture.
  • La territorialisation progressive des choix confessionnels qui est au cœur des conflits politiques du XVIe siècle. Cette territorialisation est liée notamment à l’utilisation par les princes des aspirations religieuses, à leurs liens avec les réformateurs, et à leur action en faveur ou contre la Réforme. La dimension sociale des engagements religieux : la vision de la Réforme d’un Thomas Müntzer entre très vite en conflit avec celle de Luther qui appelle les nobles et les princes de l’Empire à réprimer dans le sang les soulèvements paysans. Calvin exprime contre les anabaptistes de Münster la même hostilité. L’insistance sur l’ordre ecclésiastique et social devient très tôt un élément de la Réforme, qui contribue ainsi, comme la réforme catholique, à un processus de « disciplinisation sociale» qui participe de la marche vers la modernité
    artiste de la Renaissance dans la société de son temps
  • Parmi un choix immense, le programme invite à étudier un artiste dans son environnement intellectuel, religieux, social, politique. Il est possible d’aborder des problématiques différentes en fonction de l’artiste choisi mais le professeur veillera à identifier le projet spirituel, politique et esthétique de celui-ci dans une époque d’effervescence intellectuelle et artistique
  • Décrire le statut et les conditions de la pratique des artistes. Le XVIe siècle voit se réaliser lentement le divorce entre l’artisan et l’artiste qui s’affranchit peu à peu des corporations, s’affirme vis-à-vis de ses mécènes et se spécialise. Les contrats qui régissent la formation comme le travail de l’artiste constituent des supports documentaires intéressants. L’idée que l’élaboration d’une œuvre se fonde sur des connaissances scientifiques s’affirme avec les réflexions sur la perspective, le nombre d’or, la théorie des proportions, ou la prise en compte des découvertes anatomiques. Elle se nourrit de la recherche de la notoriété et de la proximité des métiers au sein de l’atelier qui contribuent à la polyvalence de l’artiste de la Renaissance. Le rôle des cours princières pour les artistes les plus renommés est majeur. La proximité des princes favorise l’ascension sociale et accroît la liberté créative de l’artiste. Le parcours de Michel Ange est significatif à la fois du statut de l’artiste, de sa place dans la société et des évolutions qu’ils connaissent. Les itinéraires de Léonard de Vinci, Raphaël ou Titien sont également emblématiques. En Flandres, se met en place un autre modèle d’artistes indépendants à partir du milieu du XVIe siècle qui vend ses œuvres lors des foires ou dans les Pands d’Anvers.
  • Objectifs méthodologiques :
  • Contextualisation
  • Analyse

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