L’Affaire Dreyfus à la une
Une collection de journaux d’époque réimprimés en intégralité.

Retronews, le site de presse de la BNF a déjà été présenté par les Clionautes. Avec la sortie du film J’accuse de Román Polanski, l’affaire Dreyfus revient inévitablement à la une.
La démarche qui a été choisie, au-delà du site particulièrement riche dont nous ne saurions trop recommander aux professeurs de faire abonner leurs établissements respectifs, est de proposer pour une somme particulièrement modeste, (8,50 € pour 8 exemplaires de journaux d’époque réimprimés dans leur intégralité) une sélection sur une question qui suscite forcément l’intérêt.
Nous avons pu recevoir en avant-première cette collection, dont les titres sont presque au format original. On trouve dans ce cahier huit journaux en fac-similé, de L’Intransigeant du 13 décembre 1894 à La Lanterne publié le 21 septembre 1899, qui annonce l’amnistie d’Alfred Dreyfus par le Président Émile Loubet.
Le travail qui a été effectué par l’équipe éditoriale de Rétronews « CYCLE L’Affaire Dreyfus dans la presse », permet de travailler sur des bases extrêmement solides, le choix qui a été fait pour construire une séquence pédagogique basée sur la découverte de la presse en travail de groupe en est ainsi grandement facilité.

On pourra partir d’une chronologie de base de l’affaire Dreyfus, il en existe plusieurs sur différents supports,

  • 6 octobre 1894. Le service de renseignements français attribue au capitaine Alfred Dreyfus la paternité d’un «bordereau» adressé à l’attaché militaire d’Allemagne à Paris et annonçant l’envoi de documents militaires. 15 octobre 1894. Alfred Dreyfus est arrêté et écroué.
  • 19 décembre 1894. Premier procès devant le conseil de guerre, à huis clos. Dreyfus est déclaré coupable et condamné à perpétuité.
  • 5 janvier 1895. Dreyfus est dégradé. Le 21 mars, il arrive en déportation en Guyane.
  • Fin mars 1896. Un télégramme ­ «petit bleu» ­ de l’attaché militaire d’Allemagne à Paris au commandant français Esterhazy est saisi.
  • Juillet 1896. Le lieutenant-colonel Picquart, nouveau chef du service de renseignements, constate la similitude de l’écriture du bordereau et du petit bleu. Convaincu de l’erreur judiciaire, il tente, en vain, de persuader ses supérieurs.
  • 2 novembre 1896. Le commandant Henry produit un faux document accablant Dreyfus. 16 novembre 1896. Le colonel Picquart est muté.
  • 15 novembre 1897. Mathieu Dreyfus, frère du condamné, accuse Esterhazy d’être l’auteur du bordereau. Une enquête est ouverte.
  • 11 janvier 1898. Traduit devant le conseil de guerre, Esterhazy est acquitté.
  • 13 janvier 1898. L’Aurore publie «J’accuse !». Le même jour, le colonel Picquart est mis aux arrêts.
  • 7 février 1898. Ouverture du procès contre Zola. Condamné à un an de prison, l’écrivain s’exile.
  • 30 août 1898. Henry reconnaît être l’auteur du faux. Arrêté, il est retrouvé mort le lendemain dans sa cellule.
  • 4 septembre 1898. Esterhazy s’enfuit à l’étranger.
  • 27 septembre 1898. Le garde des Sceaux demande la révision du jugement de 1894.
  • 8 août 1899. Ouverture à Rennes du second procès. Dreyfus est de nouveau condamné à dix ans de prison.
  • 19 septembre 1899. Le Président de la République Loubet gracie Alfred Dreyfus.
  • 12 juillet 1906. Dreyfus est réhabilité.

 

L’intérêt de l’intérêt de ces publications intégrales en fac-similé est de permettre d’élargir le contexte au-delà de l’affaire Dreyfus elle-même, notamment tout ce qui se passe en France dans le monde et qui est relaté dans les journaux de l’époque.
Cela pourra permettre aux professeurs de faire découvrir à un groupe l’actualité et la construction de l’information, en dehors de l’affaire Dreyfus.
Rétronews rajoute d’ailleurs à cet envoi les unes illustrées du Petit Journal et du Monde illustré qui montrent la scène connue de la dégradation du capitaine Dreyfus.

La mise en œuvre de la séquence :

À partir de huit exemplaires reproduits, on pourra constituer quatre groupes en classant les journaux par ordre chronologique.

  • Groupe numéro un : L’intransigeant du 13 décembre 1894 et Le Matin du 10 novembre 1896.
  • Groupe numéro deux : L’Aurore du 13 janvier 1898 et Le Matin du 27 octobre 1898.
  • Groupe numéro trois : L’Aurore du 8 août 1899 et L’Intransigeant du 12 août 1899.
  • Groupe numéro quatre : L’Ouest-Eclair du 15 août 1899 et La lanterne du 21 septembre 1899.
  • Groupe numéro cinq : le supplément illustré du Petit Journal du 13 janvier 1895 et le Monde illustré du 12 janvier 1895.

L’intégration dans les programmes de première générale et technologique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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