Ce cours ou cadrage de cours est adapté au manuel lelivrescolaire mais il est facilement adaptable à d’autres manuels. On a privilégié une approche des contenus par ouvrages de base, seule norme qui paraisse justifiée, plutôt que la simple synthèse de manuels, qui relevait autrefois du renoncement face au manque de temps et qui tend aujourd’hui à passer pour une pratique courante. On est en effet en droit de ne surtout pas souscrire  à la pratique qui consiste à recopier des perles  répétées à l’envi sur des générations de manuels où les textes de Louis XIV ou Henri IV finissent pas être méconnaissables et apocryphes à force de caviardage.

Une partie de la démarche repose sur les dossiers du manuel. La carence évidente de l’ensemble des manuels à connecter ColbertCette tendance participe elle-même d’une pratique de retour avec le nouveau programme et qui consiste, dans l’économie des thèmes, en une séparation artificielle entre l’histoire de la France et sa propre dimension coloniale. celle  à la question de l’esclavage suscite ici une proposition incluse au diaporama. Il s’agit de montrer trois images de Colbert : le réorganisateur de l’économie de l’image d’Épinal aujourd’hui largement obsolète mais qui fut cultivée à Reims et continue d’apparaître dans le patrimoine, l’objet phobogène de la mémoire aux Antilles et en Guyane en raison de sa responsabilité dans le Code noir achevé par son fils ; enfin, l’image de ringardisme attachée à Colbert dans un discours plutôt libéral revendiquant le modernisme.

Une diapo présente très succinctement le réseau de Jean-Baptiste Colbert. Elle est suivie d’une autre montrant le clan Colbert et rappelant qu’il n’est pas le fils d’un marchand drapier (sic) mais issu d’une famille s’agrégeant  à la noblesse par le processus habituel de la savonnette à vilain. Ce point peut être repris pour le cours suivant sur la société et l’on souvient de la réflexion de Goubert sur les représentants de la noblesse du Beauvaisis aux États-Généraux de 1789. Les nobles  de la fin du XVIIe ne se reconnaîtraient pas dans ces noms qui évoquent la bourgeoisie drapante du Beauvaisis de la fin du XVIIe.

La longueur du règne de Louis XIV est présentée sous forme de frise parallèle entre 1643-1715 et 1943-2015. On pourra également se reporter aux fichiers proposés pour la périodisation où est présentée une famille rémoise de la génération qui vit le règne d’Henri IV à celle d’un poilu tué à l’ennemi en 1918.

Les informations généalogiques sur les souverains ne sont pas données comme fins en elles-mêmes mais comme éléments de repérage : la généalogie ou le costume sont en effet des moyens éprouvés de mémorisation et de représentation du temps par les élèves. Rien de tel que les pages de garde du petit Larousse 1956 pour mettre un peu d’ordre dans la chronologie d’un élève. C’est dans les vieux pots…

L’étude de l’ordonnance de Villers-Cotterêts est proposée dans une perspective séculaire sachant que les registres paroissiaux ne sont bien tenus qu’à compter de l’ordonnance de Saint-Germain-en-Laye (1667) mais que des villes sont en avance (en particulier Orléans dès 1515 et Reims après 1556).

 

Plan du cadrage de cours

L’affirmation de l’État dans le royaume de France

I – De la monarchie consultative de la Renaissance à la monarchie absolue de Louis XIV (1515-1661)

  • 1. Les conflits religieux affaiblissent puis renforcent le pouvoir monarchique (1516-1629).
    2. L’extension du territoire soumis à l’autorité royale (XVIe-XVIIe).
    3. L’état d’exception renforce le pouvoir monarchique.

II. L’apogée de la monarchie absolue sous Louis XIV (1661-1715)

1. « Une foi, une loi, un roi ».
2. Développement de l’administration royale, collecte de l’impôt et contrôle de la vie économique.
3. Soumettre la noblesse : Versailles, le « roi-soleil » et la société de cour.

Bibliographie utilisée

  • BOUCHERON (Patrick), « 1539. L’empire du français », BOUCHERON (P.) (dir.), Histoire mondiale de la France, 2017 p. 272 sq.
  • DRÉVILLON (Hervé), CORNETTE (Joël) (dir.), Histoire de France, vol. 6 : Les rois absolus (1629-1715), coll. « Histoire de France », Belin, 2011.
  • GARRISSON (Janine), Nouvelle histoire de la France Moderne. Vol 1 : Royauté, Renaissance et réforme (1483-1559), coll. « Points-histoire », Le Seuil, 1991.
  • GARRISSON (Janine), Nouvelle histoire de la France Moderne. Vol 2 : Guerre civile et compromis (1559-1598), coll. « Points-histoire », Le Seuil, 1991.
  • JOUTARD (Philippe), « 1685. La révocation de l’Édit de Nantes, événement européen », BOUCHERON (P.) (dir.), op. cit., p. 336 sq.

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