Nos digues nous protègent elles ?
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Enquête sur les systèmes de défense face à la mer

Nos digues nous protègent elles ?

Quand l’océan reprend ses droits…

Bruno Modica, Fabrice Jonckheere
mardi 4 octobre 2016

Cette publication associe un journaliste et un professeur d’histoire-géographie. La partie mise en ligne en accès direct est soumise au copyright de l’auteur. La séquence et l’accès aux ressources pédagogiques sont réservés aux adhérents des Clionautes.

Nos digues nous protègent elles ? Enquête sur les systèmes de défense face à la mer
Septembre 2016

Quand l’océan reprend ses droits…

En 2100, le niveau global des océans aura augmenté d’un mètre. Cette hausse représente une menace pour des littoraux déjà fortement peuplés. Et une pression supplémentaire sur les dispositifs actuels de défenses côtières. Digues, dunes, enrochements forment la première ligne face à la mer. Suffiront-ils à contenir les inondations qui s’annoncent ? Enquête sur les dispositifs de protection littorale dans un département à risque : le Calvados en Basse Normandie.

Un vis à vis.

Les falaises de Longues-sur-Mer, entre Arromanches et Port-en-Bessin dressent leur longue silhouette sur la Manche. Là bas, le sentier des douaniers est condamné. La cause ? Le recul du trait de côte de plus d’un mètre en cinq ans. De longues fissures parcourent l’à-pic qui, peu à peu, s’effondre dans les eaux blanches d’écumes. Ailleurs, à Ver-sur-Mer ou dans l’estuaire de la Dives, le temps d’une grande marée, les zones humides parsemées de roseaux et peuplées d’oiseaux migrateurs restent plusieurs semaines sous les eaux. La submersion par la mer est un phénomène normal. Mais depuis quelques années, il s’accroît. Ici, comme ailleurs, les côtes reculent.

Les zones naturelles préservées témoignent de cette lutte que se livrent terres et mer depuis des siècles. Un combat resté sans grands dommages pour les activités humaines naguère localisées à l’intérieur des terres. Ici, en cas de rupture du cordon dunaire, l’eau pénètre lentement. Les habitants ont le temps d’évacuer la zone. « Mais, depuis deux siècles, c’est la politique du tout-endiguement » déplore une géologue de l’occupation du littoral. Exit les dunes, les marais.

Favorisée par la spéculation immobilière et motivée par la peur de la submersion de ces zones désormais habitées, l’artificialisation des côtes est apparue depuis une centaine d’années, comme la solution. Les espaces naturels ont été investis, lotis, dénaturés. Leur rôle tampon lors des inondations n’a pas pesé face aux enjeux d’urbanisme. Aujourd’hui, les dunes ne couvrent plus qu’un tiers du littoral. Au profit d’une artificialisation qui représente aujourd’hui 50 % des 116 km de côtes.

Quand l’océan reprend ses droits

Le littoral français en péril

Activités pédagogiques

Par Bruno Modica, Fabrice Jonckheere

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