Teruel est la plus petite capitale de province d’Espagne. Située aux confins méridionaux de l’Aragon, à mi chemin entre Saragosse et Valence, il faut rouler longtemps vers le sud sur l’autoroute Mudejar, passer quelques cols d’altitude moyenne puis, à l’orée de la ville, contourner l’écrin montagneux qui la protège, pour qu’enfin se dévoile devant le visiteur la discrète Teruel. Les gens d’ici sont tranquilles et accueillants. Fiers de leur cité mais sans ostentation. Se sentant quelque peu oubliés par le pouvoir central, ils aiment à rappeler de temps à autre que “ Teruel también existe!”. De nos jours, Teruel s’est forgée en Espagne une image de cité romantique, « la ciudad del amor », en organisant chaque mois de février depuis 1997 la fête des “medievales” construite autour de la légende des amours malheureuses et impossibles entre Isabel de Segura et Diego de Marcilla, une sorte de version turolense de Roméo et Juliette. Le visiteur non averti doit donc faire un grand effort d’imagination pour concevoir que Teruel fut, il y a 80 ans, entre le 15 décembre 1937 et le 22 février 1938, le théâtre d’une des plus furieuses batailles de la guerre civile espagnole! La ville reconstruite de fond en comble après le conflit a effacé les stigmates de la guerre civile. Puis, 40 ans de démocratie ont achevé de faire disparaître à peu près tous les signes visibles du franquisme. Le randonneur non initié qui marche tête baissée sur les hauteurs rocailleuses et désolées des alentours aura bien du mal à reconnaître dans les rides du terrain les cicatrices laissées par d’anciennes tranchées ou par les obus. Il n’existe pas ici de cimetières militaires et pas encore de musée de la bataille.
Pourtant, au-delà d’un fait marquant de la guerre civile, la bataille de Teruel est aussi un événement emblématique d’un conflit qui fut aussi une guerre totale aux fortes implications internationales

 

 1. Pourquoi mourir pour Teruel ?

Quand commença la bataille de Teruel, la guerre déchirait le territoire espagnol depuis 17 mois déjà. L’échec partiel du coup d’État militaire du 18 juillet 1936 avait plongé le pays dans une guerre d’usure fratricide. Un front plus ou moins continu de 2000 kilomètres de tranchées séparait les “deux Espagnes”. Après l’échec des offensives de l’été 36 sur Madrid, le général Franco avait opté pour une stratégie de contournement et de “grignotage  » qui consistait à conquérir patiemment les régions périphériques, ville par ville, province par province. Cela avait le double avantage de priver progressivement le camp républicain des ressources humaines et économiques qui sont essentielles dans une guerre totale mais aussi d’opérer un “nettoyage” par la répression et l’épuration afin d’ancrer durablement et profondément le nouvel ordre politique et social franquiste dans le pays. A l’automne 37, Franco et ses armées venaient d’obtenir un avantage décisif par la conquête du littoral cantabrique et surtout des bastions industriels des Asturies et du pays basque. Contrôlant depuis l’été 36 la majeure partie des régions céréalières, il dominait désormais 90% de la production nationale de charbon et une grande partie de l’industrie sidérurgique. L’économie,“nerf de la guerre”, devenait ainsi un atout maître dans le jeu de Franco. En décembre 1937, Teruel formait comme une saillie nationaliste sur le front de l’Aragon. Située à mi-chemin entre Saragosse et Valence, à 930 mètres d’altitude, la petite capitale de province réputée pour ses hivers glaciaux était mal reliée au reste du pays et ne représentait pas un grand intérêt stratégique, à part peut-être pour ses mines de charbon. Cependant, Teruel formait un point avancé en direction de la Méditerranée et de Valence qui pouvait permettre au camp national de couper le territoire contrôlé par les républicains en deux (ce qui se réalisa de fait  en avril 1938). Mais en décembre 37, Franco avait d’autres projets et ,fort de sa victoire dans le nord-ouest, il projetait une nouvelle offensive sur Madrid la républicaine. Des espions républicains ayant intercepté des messages sur cette opération, c’est alors que le général en chef de l’armée républicaine, Vicente Rojo, conçut une offensive de diversion de grande envergure sur ce point sensible et relativement peu défendu du front aragonais. L’objectif était double: détourner une partie des forces franquistes vers l’est afin de préserver Madrid; démontrer aux républicains espagnols et aux éventuels alliés la capacité de l’armée populaire à organiser et remporter des batailles. Les 2 camps étaient pleinement conscients que du sort de Madrid dépendait pour une bonne part l’issue de la guerre.
L’offensive-surprise est lancée le 15 décembre à 4 heures 30, à la fin d’une nuit glaciale et sur un sol en partie couvert par la neige. Trois corps d’armée mobilisant 80000 hommes encerclent la zone tenue par les franquistes par le nord, l’est et le sud. La 11ème division commandée par Lister, le célèbre chef communiste issu du cinquième régiment des milices populaires, a l’initiative de l’offensive par le nord et parvient en une journée à couper la voie de communication (route et voie ferrée) qui relie Saragosse à Teruel. Puis, le lendemain, un autre corps d’armée attaque par le sud et referme avec succès la tenaille qui enserre désormais la ville. La place est défendue par un contingent de 7000 hommes (soldats, gardes civils et phalangistes) disposant de peu de moyens d’artillerie, commandé par le colonel Rey d’Harcourt. Conscient de son infériorité, il ordonne à ses forces d’abandonner leurs positions extérieures et de se replier sur la ville. Le 19 décembre, les premiers soldats républicains investissent les faubourgs et assiègent Teruel. La bataille change alors de nature et se transforme en une guerre urbaine.

Teruel, frente de Aragón, 3 enero 1938, por Robert Capa.

Photo de Robert Capa, Au delà du viaduc, la ville à conquérir, Décembre 1937.

2. Franco et Teruel

L’offensive républicaine surprend le général Franco et le conduit à retarder l’offensive sur Madrid puis à changer ses plans. Dès le 15 décembre, il envoie les premiers secours vers Teruel. Mais ce n’est que le 22 décembre que le généralissime signe la directive qui ordonne de libérer la capitale provinciale, au prix d’une contre-offensive massive conduite par ses meilleurs généraux. Pendant ce temps, le colonel Rey d’Harcourt doit tenir la place à tout prix! Cette décision est lourde de conséquences, puisque l’offensive sur Madrid est ajournée “sine die”. Cela mérite qu’on s’y arrête un instant, car cet ordre est révélateur des conceptions du général Franco. Il semble avoir hésité une semaine, peut être à cause de ses alliés allemands et surtout italiens qui, pressés d’en finir avec cette guerre coûteuse et qui ne les concernait qu’à moitié, voulaient maintenir l’offensive sur Madrid. La décision de reconquérir Teruel est sans doute aussi motivée par des considérations politiques personnelles. En octobre 1936, Franco avait été reconnu par ses pairs comme chef unique et généralissime de l’Espagne nationale et depuis, grâce à la propagande et à son habileté, il devenait chaque jour un peu plus le “caudillo” omnipotent et omniscient. Laisser les républicains reconquérir une capitale de province, si petite soit elle (16.000 habitants en 1940), écornerait son image de général invaincu patiemment construite! Mais cette décision doit être également analysée sur un plan idéologique. Dès l’été 36, l’Église catholique espagnole apporta son soutien et sa caution morale au mouvement insurrectionnel en forgeant une doctrine de légitimation du soulèvement fondée sur le concept de la croisade, que ses réseaux d’influence ont ensuite largement diffusé dans le camp national. Le général Franco se concevait lui-même comme le chef providentiel d’une nouvelle croisade, une “Reconquista” des temps modernes entreprise du sud au nord cette fois-ci, non plus contre les “moros” mais contre les “rojos”, ces nouveaux infidèles, ennemis de l’Espagne éternelle et de la civilisation occidentale. Abandonner une parcelle de la terre chrétienne espagnole aux mains de “l’anti-Espagne” était donc inconcevable!

 

3. La prise de Teruel, une victoire républicaine au retentissement international mais éphémère.

Une fois l’ordre donné, les forces armées du camp national se mettent en marche en direction de Teruel avec des moyens considérables, au total 100.000 hommes, plus de 500 pièces d’artillerie et des forces aériennes constituées notamment par la légion Condor allemande, mais aussi italiennes. La contre-offensive est dirigée par les meilleurs généraux franquistes, les généraux Varela et Aranda et les divisions comptent de nombreux soldats aguerris: soldats de métier, “requetés” navarrais mais aussi troupes marocaines commandées par le général Yague. Entre le 22 et le 31 décembre, les troupes franquistes parviennent à reprendre quelques positions autour de Teruel, parfois au prix de lourdes pertes. Mais il faut compter avec le “général hiver” contre lequel on ne peut rien et qui ralentit considérablement l’avancée des troupes. On relève certains jours des températures polaires de – 18 degrés! Dans ces conditions climatiques extrêmes, le carburant gèle dans les réservoirs, les véhicules sont à l’arrêt, les lignes de ravitaillement s’interrompent et les hommes sont soumis sans répit aux terribles morsures du froid. Pendant ce temps, dans Teruel où 4000 civils sont pris au piège, les soldats républicains combattent rue par rue, maison par maison face à la résistance acharnée de leurs ennemis. Le 30 décembre, Lister se résout à solliciter la relève de ses troupes épuisées par 15 jours de combat. Dans sa seule division, le gel a fait des ravages: 58 amputations de pied et quelques amputations de mains… Un officier républicain raconte que  » certains soldats tiraient des rafales de mitrailleuse pour ensuite se réchauffer les mains sur le canon de leur arme! ».
Les combats se concentrent en particulier autour du bâtiment du commandement militaire où s’est réfugié le colonel Rey d’Harcourt et autour du séminaire. Après 15 jours de résistance désespérée, sans eau, sans médicaments pour soigner les blessés, presque sans munitions, le chef de la place capitule le 7 janvier 1938, suivi le 8 janvier 1938 par la reddition du séminaire.
Pour la République, cette victoire éphémère est la première depuis La nouvelle est reçue avec euphorie dans le camp républicain. L’armée populaire commandée par Vicente Rojo a démontré qu’elle était capable de mener des opérations de grande ampleur, de manœuvrer et de remporter des victoires sur le terrain. Exploitée par la propagande républicaine, Teruel redonne “l’espoir” aux soldats, mais aussi à l’arrière qui doit garder le moral! La bataille ,dès le départ, fait aussi l’objet d’une large couverture par la presse internationale. Les reporters des grands journaux du monde accourent vers Teruel, tel Hemingway le 23 décembre en compagnie du célèbre photographe de guerre Robert Capa… Pendant plusieurs semaines, Teruel occupe ainsi une place de choix dans les colonnes des journaux et le monde découvre le nom de cette petite ville aux hivers sibériens du fond de l’Aragon… Mais la victoire est éphémère et la prise de Teruel en janvier 1938 n’est en réalité que la première phase de la bataille…

 

4. La reconquête de Teruel par les franquistes

N’ayant pu secourir les assiégés de Teruel, les franquistes ont eu néanmoins le temps depuis décembre d’acheminer à grand peine des forces considérables qui mobiliseront au total plus de 100.000 hommes divisés en trois corps d’armée, de l’artillerie et des moyens aériens supérieurs à ceux de l’armée républicaine en voie d’épuisement après les immenses sacrifices consentis pour conquérir la ville.
La contre-offensive des forces franquistes peut schématiquement se diviser en 3 phases. Une première contre-attaque est lancée le 17 janvier 1938 contre les lignes républicaines. Le pilonnage par l’artillerie et les bombardements aériens font de nombreuses victimes dans les deux camps. Les lignes républicaines tiennent à grand peine au prix de lourdes pertes. Ce n’est pas décisif, mais les rôles sont inversés: l’assaillant d’hier est désormais assiégé… L’offensive décisive est déclenchée le 5 février 1938 (connue sous le nom de bataille de l’Alfambra). Après une intense préparation d’artillerie, les trois corps d’armée se mettent en marche et parviennent à percer le front républicain de part en part. La tenaille se referme de nouveau sur Teruel… Enfin, le 17 février, les troupes franquistes assiègent Teruel défendue par les soldats de la 46ème division commandée par le communiste “el campesino”, des troupes épuisées par le froid et deux mois de combat. Dans la nuit du 21 au 22 février, les derniers défenseurs de la ville profitent de la nuit pour quitter la place. Ceux qui n’ont pas la chance d’échapper à l’ennemi sont faits prisonniers ou massacrés sur place. Le 22 février, les troupes franquistes investissent une ville en ruines. Contrairement à l’usage, il n’y eut pas d’entrée triomphale. Dans quelle rue d’ailleurs aurait-on pu faire défiler des troupes et devant qui?

 

5. Bilan: Une bataille emblématique et décisive de la guerre civile espagnole.

La bataille de Teruel fut sans conteste une des plus meurtrières de la guerre civile espagnole. Les chiffres des victimes varient selon les auteurs, de près de 40.000 à 90.000. Mais que compte-t-on exactement? Uniquement les soldats morts au combat? Les blessés? Les civils aussi? Les prisonniers exécutés plus tard? En l’absence de chiffres fiables, nous retiendrons donc que sur la carte de la guerre d’Espagne, Teruel forme comme une grande mare de sang.

Nous retiendrons aussi que Teruel fut comme un condensé des guerres du passé et comme un prélude de la guerre à venir… Aux guerres du passé nous renvoie la dernière charge de cavalerie de l’histoire menée par la 1ère division de cavalerie du général Monasterio, le 7 février 1938. Guerre d’hier encore l’assaut à la baïonnette des hauteurs du “muelle” de Teruel par les réquetés navarrais. Première guerre mondiale les pilonnages d’artillerie des tranchées de l’ennemi, avant les assauts de l’infanterie. Première guerre mondiale encore les 46 soldats républicains fusillés (pour l’exemple?) de Mora de Rubielos, parce qu’après avoir combattu jusqu’à la limite de l’épuisement, ils refusaient de remonter au front!
Mais, comme chacun le sait, la guerre d’Espagne est aussi comme une répétition générale de la seconde guerre mondiale. La bataille de Teruel a donc aussi une dimension internationale et idéologique. Les bombardements aériens de la légion Condor ou de l’escadrille Malraux n’épargnent ni la ville ni les tranchées alentours de la petite Stalingrad aragonaise. L’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et l’URSS de Staline y fourbissent leurs armes, par l’envoi de matériels, de troupes ou de conseillers politiques. On y combat par obligation (soldats espagnols enrôlés dans les deux camps), mais aussi par conviction : pour Dieu , pour la monarchie ou pour un nouvel ordre fasciste (les phalangistes) dans le camp national. Pour le communisme, l’anarchie ou simplement la République démocratique et sociale dans le camp républicain.

La bataille de Teruel ne fut pas la dernière de ce conflit, mais elle a sans nulle doute changé le cours de la guerre. L’armée républicaine a démontré une incontestable capacité de mobilisation et de manœuvre, mais l’armée franquiste s’est finalement imposée grâce à la supériorité de son artillerie , sa maîtrise du ciel et sa capacité à aligner plus de soldats devant l’ennemi. La reconquête de Teruel ouvre la voie à une offensive générale sur le front de l’Aragon à partir du 8 mars 1938. Deux jours plus tard, Belchite est reprise, puis le 15 avril 1938, les premières troupes franquistes atteignent la Méditerranée, mettant fin à l’unité territoriale du camp républicain. La Catalogne est isolée et les lignes de communication terrestres entre Barcelone et Valence sont coupées. C’est un coup fatal porté à la république.

 

6. Une ville à reconstruire.

En février 1938, Teruel est une ville en ruines qu’il faut reconstruire de fond en comble. En tant que point avancé du camp national, la ville avait subi depuis fin juillet 1936 de fréquents bombardements de l’aviation républicaine, mais ce sont évidemment les deux mois de bataille qui ont achevé de mettre la cité à terre. Hasard du calendrier? C’est le 30 janvier 1938 que le gouvernement franquiste crée la « direction générale des régions dévastées et des réparations » placée sous l’autorité du ministère de l’intérieur. Cet organisme est chargé de la reconstruction planifiée des villes et localités détruites par la guerre, sur un modèle assez proche de ce qui se fit après la première guerre mondiale en France, en Italie et du « service des régions dévastées » de Belgique. L’État prévoit schématiquement deux modes d’intervention: une aide financière et l’octroi de crédit avantageux aux particuliers pour la reconstruction de leurs propriétés endommagées; une prise en charge par l’État de la reconstruction des villes et villages détruits, qui sont déclarés « adoptés » par le caudillo (cela ne s’invente pas!). Le 7 octobre 1939, le premier décret d’adoption de 32 villes et villages est publié et bien sûr, Teruel fait partie de la liste (avec Belchite). Les travaux de reconstruction ont duré jusqu’au milieu des années 50 tant il y avait à faire, eu égard aux ressources limitées de L’État espagnol. Ils ont permis de restaurer les monuments les plus remarquables (les tours Mudejar, par exemple), mais aussi de restructurer totalement certains lieux centraux de la cité, tels l’actuelle plaza San Juan. Dans les années 40, au moins 250 prisonniers républicains ont été employés sur les chantiers de la ville, comme partout ailleurs en Espagne.

Dans la conception nationale-catholique du nouveau régime, cette peine était conçue comme une forme de rédemption qui permettait aux « rouges », considérés comme seuls responsables du désastre, de racheter leur crime et aussi d’obtenir une réduction de leur peine. C’était bien sûr une manière commode d’exploiter une main d’œuvre quasi-gratuite employée aux travaux les plus pénibles.

Le général Franco ne gratifia qu’une seule fois de sa visite sa bonne ville adoptive de Teruel, le 15 juin 1953. Il venait y célébrer la renaissance de la ville.

A cette occasion, la revue « Reconstrucción » dans son numéro de juin 1953 écrivit avec emphase: » Son génie militaire a sauvé Teruel; son œuvre politique l’a reconstruite dans tous ses aspects! »( c’est à dire matériellement et spirituellement). Au delà de l’ aspect architectural, la reconstruction des villes et villages d’Espagne devint aussi après la guerre un thème récurrent du culte de la personnalité rendu au caudillo: le « sauveur » était devenu le « grand architecte » de l’Espagne nouvelle…

Post scriptum

Depuis ces événements, 80 ans ont passé. La pierre est amnésique et le temps a fait disparaître de la ville les traces de la bataille fratricide. Pourtant, il suffit de discuter avec un « turolense » de plus de 30 ans (les plus jeunes, je ne sais pas) pour percevoir aussitôt que cette mémoire transmise au cœur des familles reste vivace. Tous ont un souvenir à vous raconter, un grand parent, un oncle, une tante dans un camp ou dans un autre… Il n’existe pas pas à ce jour de musée de la guerre civile en Espagne. A Teruel, un projet est en marche dans ce sens. Les travaux commenceront à la fin de l’année 2018 et le musée devrait ouvrir ses portes en 2021.  Un « musée de la bataille de Teruel qui pourrait devenir pour la nation espagnole un « mémorial de la paix civile »…

http://www.hoyaragon.es/2018/06/11/aragon-museo-guerra-civil-teruel/