Les colonies ne furent pas forcément une bonne affaire pour la métropole et leur mise en valeur reposa davantage sur la fiscalité qui touchait les colonisés eux-mêmes plutôt que sur la feuille d’impôt du contribuable de métropole.

Une réclame pour la Ligue maritime et coloniale, L'encyclopédie coloniale et maritime, mai 1936Cette étude de cas revient sur le financement des colonies et sur leur intérêt économique pour la métropole. Boulet pour les vignerons du Languedoc déjà en difficulté, l’industrie du savon de Marseille ou les soieries lyonnaises, les colonies constituent une béquille pour l’industrie cotonnière vosgienne, les gemmeurs landais ou l’automobile française.
Quant au financement, le plan Sarraut s’est annoncé à l’aube des années 1920 en même temps que son échec programmé : pas de financement public car l’Allemagne ne paie pas, recours à l’investissement privé et à l’emprunt.
Les colonies n’ont pas été une bonne affaire pour tous les secteurs économiques métropolitains et les budgets publics coloniaux locaux ont largement été abondés par les colonisés eux-mêmes. Non, le contribuable français des années 1920-1930 n’a pas financé d’écoles, de routes et d’hôpitaux en Oubangui-Chari.

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