Dans mes recherches pour actualiser mon cours sur les villes et le développement durable, je suis tombé sur cette carte disponible sur le site du ministère de l’écologie, s’intitulant  » vitrine des villes durables françaises »:

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Vitrine-des-villes-durables,31763.html

Des fiches sont disponibles pour présenter « les points forts » des villes et leurs projets, autant d’exemples concrets pouvant illustrer une démarche sur ce thème.
Mais il y a une nouveauté que j’aimerai développer cette année, parce qu’elle devient un enjeu d’aménagement de la périphérie des villes et qu’il y a de plus en plus d’initiatives dans ce sens, c’est le retour ou le maintien de l’agriculture dans ces espaces dédiés à l’étalement urbain.

Une certaine approche est proposée par Science et Avenir : http://lc.cx/c7K
Les aspects à la fois présents et futuristes peuvent être stimulants pour les élèves.

Enfin, il y a de plus en plus de villes qui « veulent des champs »:Loos-en-Gohelle, ancienne cité minière du Pas-de-Calais, 7000 habitants, a saisi l’occasion de la cessation d’activité d’un exploitant pour lancer un appel à projet permettant de convertir 40 hectares en bio tout en relocalisant la production alimentaire, absorbée par la restauration collective. Car la municipalité a modifié le cahier des charges des fournisseurs des cantines scolaires, on y mange aujourd’hui bio à 100%. En projet, le rachat d’une ferme maraîchère pour créer un pôle de formation à destination des jeunes et une maison de l’alimentation. La ville tente aussi de regrouper la demande municipale de ses voisins, Lens et Liévin, beaucoup plus urbanisées.
http://www.loos-en-gohelle.fr/wp-content/uploads/2011/03/Loos-Ville-Pilote-Janvier-2011.pdf

Ce retour de l’agriculture à proximité des zones urbaines est l’un des thèmes du Salon de l’agriculture 2014:
http://www.sortiraparis.com/loisirs/salon/articles/47329-le-salon-de-l-agriculture-2014-a-paris

Mouans-Sartroux(10 300 habitants, Alpes-Maritimes) est à la pointe. Le plan local d’urbanisme réserve 10% du territoire à l’agriculture, dont la production couvrira la consommation végétale de toute la ville. Un premier agriculteur vient de s’installer sur ces friches, et son engagement à produire bio lui vaudra l’aide de la municipalité.
http://alimentation.gouv.fr/mouans-sartoux-regie-municipale-agricole

http://www.youtube.com/watch?v=T9Npf7YV4Ug&feature=player_embedded

La ville de Salon-de-Provence (43000 habitants, Bouches-du-Rhône) a introduit des clauses « développement durable » dans ses marchés:
http://www.salondeprovence.fr/index.php/dd

Avec Toulouse, les actions sont menées à une grande échelle: 1/3 des 30 000 repas scolaires quotidiens en bio et les 2/3 issus d’un périmètre équivalent à la région Midi-Pyrénées. Mais aussi, plus de la moitié des 300 hectares de « réserves foncières » communale arrachés au bétonnage pour constituer une régie municipale agricole orientée bio, avec une école de formation en vue, la tentative de réintroduire des races bovines locales,etc.
http://www.arpe-mip.com/files/GUIDE_RESTAURATION_ET_DD/GUIDE_RESTO_ET_DD_web.pdf

Voilà les quelques pistes que je me donne et que j’ai voulues vous faire partager.

Jacky Girault