Thalassa : La Nouvelle-Calédonie
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Sur France 3 vendredi 10 juin, 20 h 55, Rediffusion : dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juin, 2 h 25

Thalassa : La Nouvelle-Calédonie

Un magazine présenté par Georges Pernoud (2005), produit par France 3 Thalassa.

Bruno Modica
jeudi 2 juin 2005

Ce numéro de Thalassa permet la prise en compte de nombreux éléments, souvent inconnus, utiles pour mettre à jour ses connaissances. Même si l’ensemble est assez descriptif voire pittoresque, un ou deux reportages peuvent être utilisés pour un large public.

L’émission

La Nouvelle-Calédonie, un des joyaux de la planète ? Telle est l’interrogation majeure de ce numéro de Thalassa. La remarquable richesse de la biodiversité calédonienne (mais aussi des fjords majestueux de Nouvelle-Zélande) sont certes au cœur des reportages proposés ce soir, mais l’émission ne s’arrête pas là : elle s’attache aussi à observer les enjeux identitaires des populations locales sous le prisme de la mondialisation et de l’environnement.

Les reportages sont :
Le Photographe du passé suit un navigateur qui fait l’inventaire photographique de l’archipel.

La Fièvre de l’or vert revient sur la richesse minière de la Nouvelle-Calédonie : le minerai qui donne le nickel.

Les Tricots rayés s’intéresse au Lauticauda, seul serpent marin amphibie, étudié par des scientifiques.

L’École de Walarano se rend à Vanuatu où il existe une des dernières écoles françaises de l’ancien condominium franco-britannique.

La Belle Mexicaine du lagon porte sur l’élevage de crevette en plaine expansion en Nouvelle-Calédonie.

Les Seigneurs des fjords est le bonus de ce numéro de Thalassa qui part visiter l’immense forêt primaire du Fjordland au sud de la Nouvelle-Zélande.

Pistes à suivre

[Géographie, collège-lycée ; histoire, 4e, 1re]

La Nouvelle-Calédonie : une histoire mouvementée
Sur Le Photographe du passé

• Observer les premiers temps de la colonisation. Quelles en sont les raisons et les traces aujourd’hui ? L’Empire colonial britannique dominait le monde entier. Le XVIIIe siècle fut celui de la colonisation et des dernières expéditions de découvertes. Cook, en septembre 1774, découvrit la Nouvelle-Calédonie. Très vite le commerce se développa. Les traces de cette colonisation sont encore visibles aujourd’hui : thé, cricket...

• Montrer la spécificité de la colonisation française. Sous Napoléon III, en 1853, la France pris possession de la Nouvelle-Calédonie. L’évangélisation de ce peuple « courtois », les kanaks, fut la première marque de cette domination. Très vite, l’île servit de bagne puis fut prise en exemple comme réussite de l’Empire colonial français à l’Exposition coloniale de Vincennes en 1931. Le nombre de déportés au bagne atteint les 280 000 personnes. La découverte des gisements de nickel en 1884 permit une exploitation des ressources de l’île.

• Remarquer la présence des troupes américaines à partir de 1942 sur cette île quelques semaines après l’attaque de Pearl Harbor. De cette base, la reconquête du Pacifique put commencer.

• Rappeler les événements des années 1980 en Nouvelle Calédonie. Le reportage met l’accent sur la révolte des kanaks qui ouvrit la porte, dès 1981, à de nombreux attentats et actes de violence de part et d’autre. Les accords de Matignon en 1988 permettent une pacification de l’île. Le leader indépendantiste, Jean-Marie Tjibaou le paiera de sa vie. Toutefois, depuis lors, la ségrégation en vigueur dans cette île semble relever du passé Le dernier accord, signé à Nouméa en 1998, convient d’un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie dans les « vingt ans ».

Les enjeux autour du nickel

Sur La Fièvre de l’or vert

• Insister sur l’importance du nickel pour la Nouvelle-Calédonie. Cette matière première est un des atouts majeurs de cette île qui devra décider de son avenir d’ici une quinzaine d’années. Il suscite des convoitises et des craintes pour le mode et le cadre de vie des habitants. Exploité depuis 1884, cette richesse naturelle lui permet d’être le troisième producteur mondial avec 20 % des réserves mondiales connues. La Nouvelle-Calédonie est aujourd’hui le seul territoire outre-mer indépendant économiquement de la métropole.

• Montrer les faiblesses de l’exploitation du nickel jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à une date récente, l’extraction du nickel ne donnait pas lieu à une transformation sur place, causant ainsi des pertes de valeur ajoutée et un sentiment de pillage pour la population locale. L’implantation d’usines de transformation de cette matière première assurerait ainsi son développement.

• Analyser les enjeux sociaux et financiers à l’échelle locale, régionale et mondiale. La Nouvelle-Calédonie a un fort taux de chômage. La perspective de la création de deux usines de transformation, générant pour l’une d’elles plus de 4000 emplois, est une aubaine pour la population locale et plus particulièrement pour les plus jeunes. L’appel à une main d’œuvre étrangère, principalement philippine et chinoise, est aussi programmé. Deux firmes multinationales ont la responsabilité du projet, preuve de l’externalisation croissante de l’île. L’État, par des exonérations fiscales, mais aussi par des aides, entend favoriser le développement de ces zones en marge du développement.

• Relever les enjeux environnementaux de l’exploitation et de la transformation du nickel. L’enjeu environnemental majeur est lié au rejet des déchets de cette matière première dans la mer. Les études d’impact de ces projets sont très imprécises. Les conséquences sur la faune et la flore en d’autres endroits ont été négatives, menaçant ainsi la biodiversité. Le coût d’installations plus respectueuses pour l’environnement est jugé trop prohibitif par les entreprises concernées, rappelant que la réalité financière est encore plus importante que les enjeux environnementaux. Les menaces principales concernent les poissons et la mangrove, seules ressources de ces communautés dans ces zones reculées.

• Débattre de l’enjeu majeur pour ces espaces : les tensions entre développement économique et respect de l’environnement. Les logiques économiques des firmes multinationales sont-elles plus importantes qu’un développement durable concerté ?

Pour en savoir plus
MATHIEU Jean-Luc, La Nouvelle-Calédonie, PUF, coll. »Que sais-je ? », 2002.
GAY Jean-Christophe, L’outre-mer français, un espace singulier, Belin, coll. « Belin sup », 2003.

Un article de L’Express sur la Nouvelle Calédonie et sur l’importance du nickel et de ses impacts sur l’environnement sur le site de l’Express.

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/caledonie/dossier.asp

Une synthèse de la situation politique de la Nouvelle-Calédonie depuis 1981.
http://perso.wanadoo.fr/felina/doc/colon/nc_decolon.htm

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Par Bruno Modica

[1Jean-Philippe Raud-Dugal, professeur d’histoire et de géographie

[2Jean-Philippe Raud-Dugal, professeur d’histoire et de géographie

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