L’organisation sociale au Colisée
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Classe de seconde générale

L’organisation sociale au Colisée

Thème : L’invention de la citoyenneté - Évaluation

Laurence Hazan-Gueguen
dimanche 5 novembre 2017

Ce texte découvert dans le cours de Bruno Modica et Benitez Durruti Citoyenneté et empire à Rome du 1er au IIIe siècle permet d’ouvrir sur quelques questions-clés concernant la citoyenneté dans l’empire romain. Ca va être un réel plaisir de l’utiliser !

L’organisation sociale au Colisée
« La logistique du système des escaliers et de la distribution des espaces qui permettaient à plus de 50 000 spectateurs d’entrer et de sortir de manière rapide et contrôlée [du Colisée], servait essentiellement à assigner les places en fonction du statut et du rang social. On peut même dire que ce système raffiné et sans égal jusqu’à nos jours fut inventé expressément à cette fin.
Chaque spectateur avait sa place individuelle et permanente, fixée en fonction de son statut social, de sa profession et de son âge. Il savait donc parfaitement par quelle arcade numérotée il devait passer pour y parvenir. Il y avait à la rigueur un peu de désordre dans les gradins du haut, destinés aux femmes, aux esclaves et aux étrangers sans statut, pour lesquels relativement peu de places étaient réservées et qu’on pouvait reconnaître à leurs vêtements peu solennels (par exemple des manteaux sombres). En revanche, les citoyens à qui était destiné le gros des places au-dessus des rangées des sénateurs et des chevaliers se détachaient encore plus des sordidi par leur tenue solennelle obligatoire, c’est-à-dire la toge blanche. L’amphithéâtre n’était pas un stade de football. […]
Le peuple prenait ainsi conscience de son ordre corporatif et de son état constitué grâce à cette organisation stricte de l’attribution des places et à ces règles vestimentaires. L’empereur avait sa place privilégiée : tout le monde pouvait le voir dans sa loge. […]Les empereurs utilisaient les théâtres, l’amphithéâtre et le cirque à des fins politiques ; ils en ont fait le lieu de la politique. La présence du prince donnait l’occasion au peuple de manifester collectivement, en un chœur parlé, son enthousiasme mais aussi sa grogne. »
Paul Zanker, « L’empereur construit pour le peuple » dans N. Belayche (dir), Rome, les Césars et la ville, Rennes : PUR, 2001, p. 135-136

Par Laurence Hazan-Gueguen

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