Olaudah Equiano (1789)
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Olaudah Equiano (1789)

Dominique Chathuant
lundi 2 février 1998

Kidnapped

« One day, when all our people were gone out to their works as usual and only I and my dear sister, were left to mind the house, two men and a woman got over our walls, and in a moment seized us both, and without giving us time to cry out or make resistance, they stopped our mouths and ran off with us into the nearest wood. Here they tied our hands and continued to carry us as far as thev could till night came on [...] I determined to seize the first opportunity of making my escape for I was quite oppressed and weighed down by grief after my mother and friends, and my love of liberty, ever great, was strenghthened by the stance of not daring to eat with the free-born children, although I was mainly their companion [...]
I travelled, sometimes by land, sometimes by water, through different countries and various nations, till at the end of six or seven months after I had been kidnapped I arrived at the sea coast [...]


Olaudah Equiano, écrivit son autobiographie, The interesting of the life of Olaudah Equiano, or Gustavos Vassa the African, written by himself, (Relation intéressante de la vie de Olaudah Equiano, ou Gustave Vasa, l’Africain, écrite par lui-même), publiée en 1789. Comme beaucoup d’esclaves, Equiano avait perdu son nom africain, devenant successivement Michael, puis Jacob, et finalement Gustave Vasa. Ce surnom sarcastique renvoit directement à la couleur de sa peau. Le vrai Gustave 1er Vasa (1495-1560) avait été roi de Suède au XVIe siècle. Au moment de la capture d’Equiano, l’héritier du trône de Suède s’appelait Gustave et avait sensiblement le même âge que le captif. Un tel nom est donc lié par moquerie à l’actualité princière du temps. »

Equiano (Essaka 1745, Angleterre avant 1811) était originaire d’un village igbo du Nigéria actuel. A l’âge de 10 ans, il fut capturé par des marchands d’esclaves et emmené vers les États du Sud des États-Unis. Il fut vendu à un propriétaire d’esclaves aux Antilles où il travailla avant d’être embarqué sur un vaisseau négrier à destination de l’Angleterre. En 1766, à l’âge de 21 ans, il acheta sa liberté.
Equiano était lié au mouvement abolitionniste en Angleterre. Il contribua à faire connaître en 1783 le meurtre de 130 Africains jetés à la mer par des négriers qui avaient ensuite essayé d’obtenir des assurances le remboursement d’esclaves perdus en mer.
En 1787, il joua un rôle important dans l’expédition dans la première expédition d’esclaves affranchis vers la Sierra Léone. Il compléta par la suite son autobiographie et voyagea à travers la Grande-Bretagne, vendant des exemplaires de son ouvrage, prêchant contre la traite négrière dans de nombreuses grandes villes d’Angleterre. Il visita Hull en 1792, l’année de son mariage avec Suzanna Cullen. Le mariage fut mentionné dans le Gentleman’s magazine : « A Soham, comté de Cambridge, Gustave Vasa (Equiano), l’Africain, champion et avocat bien connu de l’abolition de la traite négrière, à Miss Cullen, fille de Mr C. d’Ely, du même comté. »

Bibliographie

EDWARDS (Paul), The life of Olaudah Equiano, Longmans, London, 1998.

WALVIN (James), Black Ivory : a history of British slavery, Fontana Press, London 1993, 365 p.

THOMAS (Hugues), The slave trade : The history of the Atlantic slave trade 1440-1870, Chatham, London, 1997, 925 p.

Jeunesse

HOSKING (Teresa), Black people in Britain 1650-1850, " Martin Dickins & Jap Jones - History in depth ", Mac Millan, London, 1984.

Par Dominique Chathuant

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